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Dans un communiqué de presse récent, elles ont contesté l’adoption, lors du débat sur la proposition de loi « visant à améliorer le système de santé », de deux amendements qui modifient le code de l’éducation et les intègrent au service de promotion de la santé. Ces amendements ajoutent aux missions des Psychologues de l’Éducation nationale, la participation aux bilans de santé obligatoires et les actions de promotion de la santé demandées par les ARS.

C’est un glissement inacceptable des missions vers du dépistage et du diagnostic à grande échelle, une démarche aux antipodes des missions multiples des Psychologues de l’Éducation nationale qui prennent en compte la singularité de chaque situation au cas par cas, l’accompagnement des élèves et de leurs parents, le travail avec l’ensemble des membres de l’équipe éducative.

Les craintes sont en outre avivées par le projet de loi 4D qui prévoit de transférer médecins scolaires et infirmiers-ères aux départements. Avec ces personnels, les psychologues de l’Education nationale réaffirment leur volonté de rester dans l’Ecole. Ils demandent au Ministre de faire retirer ces amendements et d’abandonner le projet de transfert qui pourrait bien s’étendre à l’ensemble du service de santé scolaire. Ces interventions semblent avoir été entendues lors du débat au Sénat le 17 février mais la vigilance s’impose car le texte doit être représenté en commission mixte paritaire.

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